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Dragon Davy croise la route
d'Artikal Mehdi sur les
bancs de l'école. Ces deux petits gars du 94
vont vite se trouver une passion commune
pour le micro et ne la lâcheront plus.
1995, 1996..., le rap, le reggae, le
dancehall connaissent une période dorée en
France encadrés par NTM ou IAM qui
cartonnent et ouvrent ainsi la voix à toute
une génération de dignes portes paroles du
ghetto system comme Raggasonic ou Tonton
David pour ne citer qu'eux.
Dragon Davy et Artikal Mehdi baptisent leur duo
Soundkaïl. Pour ne rien
gâcher ils ont leur son, leur flow, ils se
font remarquer par leurs apparitions sur des
compilations comme les "Sachons dire
non" I et
II et "L'univers des
lascars".".
Premier maxi "Attentat"
en 1996. Franc succès et
très vite un premier album "Racaille
sound system" qui sort en
1998.
Soundkaïl enchaîne alors
les concerts ! Garance Reggae Festival en
2000, 1ères
paries des Neg' Marrons (tournée "Le
bilan"), ils iront même jusqu’en Pologne.
Après le tourbillon de ce premier album, le
groupe est indéniablement une valeur sûre
bourré d’énergie sur scène et en studio. Il
multiplie ainsi les featuring et
participationt à divers projets aux cotés
d’Akhenaton et de Rohff en l'occurrence.
Dragon Davy est souvent
invité aussi en solo et apparaît
brillamment, sur l’album de Rohff "Au delà
de mes limites" comme sur sa mixtape "Le
Code de l'horreur".
En 2007, il sort un street
album "J’arrive" avec AP
(113), Mac Tyer, Blacko (Sniper), Neg'
Marrons ou encore Mr Toma.
Porté par le soutien incontestable d'un
public conquis à chaque apparition mais
aussi par un ami de longue date Terror Seb
alias Sebastien Farran d'où l’ouverture de
show du grand retour sur scène du Supreme
NTM à Paris-Bercy et en province en
septembre 2008. Il excelle sur scène avec un
flow exceptionnel et brûle les planches avec
des fast styles dont lui seul a le secret.
L’album est prêt, chargé en bombes
dancefloor, à la croisée parfaite des
chemins entre le dancehall et le rap
français !
Dix ans après "Attentat"
ou "Jeunes solidaires",
Dragon Davy revient sur
tous les thémes qui le touche et qui
l’inspire. Mais manifestement ce "haut
parleur du ghetto paradise" se fait
aujourd’hui plus mélancolique, il a pris un
certain recul... Même si "Pyroman
Dragon" est une ode à l’ego trip
comme il les aime, sa plume est désormais
plus fine.
Avec "94 HLM", il aborde un
sujet d’actualité avec un parti pris
étonnant, décalé, là où on ne l’attend pas.
C’est le cas aussi de "Unit Country",
fruit d’une belle collaboration avec Soprano
où il nous touche sans conteste, juste avant
de nous séduire définitivement lorsqu'il se
dévoile un peu plus avec "Partir"
et "Mama".
L'underground n’est pas mort, et le Dragon
vous le montrera, dans ces temps difficiles
où la prise de risque artistique n’est plus
d’actualité, le jeune soldat part en
croisade.
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